Fin 2023, 19,2 milliards d’euros de cotisations ont été collectés dans le cadre de contrats de retraite supplémentaire
Ce montant est en hausse de 7 % en euros courants (et de 3 % en euros constants) par rapport à fin 2022 (voir graphique ci-dessous) compensant une baisse d’ampleur comparable en 2022. Cette hausse est également répartie entre les produits à adhésion individuelle et ceux à adhésion collective par un employeur.
Les versements sur les Plans Épargne Retraite (PER) continuent de progresser : ils représentent 75 % des cotisations en 2023, contre 70 % en 2022 et 55 % en 2021. Les versements associés au PER individuel représentent plus des quatre cinquièmes des cotisations sur les dispositifs individuels (83 %) comme ceux associés au PER d’entreprise collectif (85 %) tandis que ceux associés au PER obligatoire représentent un peu plus de la moitié des cotisations sur les dispositifs collectifs à cotisations définies obligatoires1 (55 %). La collecte sur les nouveaux PER dépend du type de contrat : les PER individuels, les PER d’entreprise collectifs et les PER d’entreprise obligatoires ont enregistré respectivement 8,8 milliards, 3,2 milliards et 2,3 milliards d’euros de cotisations en 2023.
Le montant des prestations versées au titre de contrats de retraite supplémentaire s’élève quant lui à 8,4 milliards d’euros, et est quasi-stable en euros courants par rapport à 2022 (8,3 milliards). 2,7 millions de personnes percevaient des prestations de retraite supplémentaire fin 2023, dont 2,4 millions sous la forme de rentes viagères (soit près de 13 % du nombre de retraités de droit direct des régimes légalement obligatoires).
Pour aller plus loin :
- P. Cheloudko et A. Marino (dir.) (2024, septembre). Les retraités et les retraites – Édition 2024. Panoramas de la DREES.
- 1Les dispositifs collectifs à cotisations définies obligatoires sont définis par leur dimension collective du fait de leur souscription par un employeur et des versements obligatoires de l’employeur. Ils regroupent les dispositifs relevant de l’article 83 du code général des impôts, les plans d’épargne retraite d’entreprise (PERE) qui y sont assimilés, les plans d’épargne retraite d’entreprise obligatoire instaurés par la loi PACTE, destinés à remplacer les deux précédents, et les dispositifs relevant de l’article 82 du code général des impôts. Ce dernier se distingue des précédents car il n’est pas concerné par la loi PACTE, l’adhésion y est individuelle et facultative, ils sont exclusivement abondés par l’employeur, et les droits qui découlent de cet abondement peuvent donner lieu à une sortie en capital.