L’officine reste le cœur d’exercice du métier, bien que sa place s’infléchisse au profit des autres structures qui regroupent 20 % des pharmaciens actifs en 2005. Compte tenu de la réglementation limitant le nombre d’officines, celles-ci comptent davantage de pharmaciens associés ou salariés, et les opportunités de carrière tendent à se limiter avec le vieillissement de la profession. Les progressions de carrières profitent à cet égard moins aux femmes, pourtant majoritaires, qui occupent plus souvent des postes d’adjoints dans les officines.
Les comportements d’entrée dans la vie active ont aussi été profondément modifiés avec l’introduction du numerus clausus. Moins nombreux, les diplômés débutent leur activité plus jeunes qu’auparavant et plus rapidement après l’obtention de leur diplôme, et le plus souvent comme salariés. Leur mobilité professionnelle est importante, surtout en début de carrière, et lorsqu’ils exercent hors d’une officine. Au contraire, les titulaires d’officines et les pharmaciens biologistes changent rarement de fonction et cessent leur activité plus tardivement que les autres professionnels de la pharmacie.